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lucienne
23/6/2008, 13:41

A Fiji, la police saisit une émission de radio (PAD)
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SUVA, 23 juin (Flash d'Océanie) – La police des îles Fidji a procédé dimanche à la saisie de la bande originale d'une émission hebdomadaire de débats, "Close-Up", au cours de laquelle Rajendra Chaudhry, fils de l'actuel ministre des finances du gouvernement provisoire Mahendra Chaudhry, devait intervenir sur les ondes de la télévision nationale.
Ce documentaire, dont des extraits avaient été diffusés au cours de la semaine dernière, comportait notamment des déclarations de M. Chaudhry fils que la police a estimé qu'elles étaient assimilables à des incitations à la violence.
Dans l'un des extraits diffusés la semaine dernière, on pouvait notamment entendre M. Chaudhry estimer en substance que tant que les membres de la communauté indo-fidjienne ne défendrait pas ses droits dans cet archipel, ils continueraient à être traités comme des citoyens de seconde zone.
Interrogé sur les moyens d'affirmer ces droits, et l'éventuelle nécessité d'avoir recours à la violence, M. Chaudhry n'avait alors pas exclu cette solution.
Au cours de la même interview, M. Chaudhry s'exprimait aussi sur un récent incident par lequel une lettre d'excuses qu'il avait envoyée au Contre-amiral Franck Bainimarama s'était retrouvée publiée dans la presse locale.
Cette lettre, censée être confidentielle, intervenait à la suite de déclarations de M. Chaudhry, après que ce dernier avait multiplié les déclarations à l'encontre d'une "commission indépendante contre la corruption" (Fiji Independent Commission Against Corruption, FICAC).
Cette commission avait entrepris, ces dernières semaines, d'enquêter sur le fils de l'influent ministre des finances.
M. Mahendra Chaudhry s'était lui-même trouvé, en début d'année, au centre d'une controverse après la publication par les quotidiens Fiji Times et Fiji Sun d'une série de reportages, sur le mode enquête, affirmant que cet ancien Premier ministre, renversé par un coup d'État en mai 2000, avait depuis constitué des provisions dans des comptes à l'étranger.
Depuis, en février et en avril 2008, deux ressortissants australiens, directeurs des deux quotidiens, ont été expulsés de l'archipel, dont les autorités du régime provisoire ont ensuite affirmé qu'ils constituaient une "menace à la sécurité nationale".
En lieu et place de cette émission, dimanche à 18h30 locales (GMT+12), la télévision fidjienne a diffusé, en remplacement, un documentaire vantant les mérites de la commission fidjienne des Droits Humains et de son travail en matière de promotion des droits fondamentaux et de la démocratie.
