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La Nouvelle Zélande teste ses sirènes anti-tsunamis par PAD


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Maguy
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La Nouvelle Zélande teste ses sirènes anti-tsunamis par PAD
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MessageEnvoyés: 29/4/2008, 16:26 Voir ce messageTélécharger ce message

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Les titres de cette édition :


NZélande-Vanuatu-tsunami-alerte: Auckland teste ses sirènes anti-tsunamis


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NZélande-Vanuatu-tsunami-alerte: Auckland teste ses sirènes anti-tsunamis


AUCKLAND, 29 avril (Flash d'Océanie) – La municipalité de Waitakere (banlieue Ouest d'Auckland) a effectué dimanche à midi un premier essai grandeur nature de son système de sirènes anti-tsunamis.
Ces sirènes, une trentaine au total, sont placées en priorité sur la façade maritime de cette localité, à des endroits où les populations vivent à plus de dix mètres en-dessous du niveau de la mer, rapporte la radio nationale.
Le principal but de cet exercice était de familiariser les populations au son de ces sirènes, qui sont capables de relayer trois types de signaux sonores : le premier pour lancer l'alerte, le second pour un ordre d'évacuation et le dernier pour signifier la levée de l'alerte.
Cet exercice coïncidait à quelques heures près avec un séisme, bien réel cette fois-ci, survenu dimanche à 11h34 locales au Sud-Ouest de l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande (à environ 4530 kilomètres au Sud-Ouest de la ville d'Invercargill), non loin des îles Auckland.
Cette secousse sous-marine, localisée à une profondeur de 12 kilomètres en-dessous du niveau de la mer, a été mesurée à 6.1 sur l'échelle ouverte de Richter.

Inspection des systèmes à Vanuatu

À Vanuatu, où l'activité sismique est particulièrement intense, les autorités ont aussi annoncé, la semaine dernière, le lancement d'un ambitieux projet d'évaluation de l'efficacité des systèmes de préparation, d'alerte et de réponse aux tsunamis.
À ces fins, plusieurs experts de la Commission des Sciences de la Terre du Pacifique (Pacific Islands Applied Geoscience Commission, SOPAC) et des services d'urgence australiens (Emergency Management Australia, EMA) se trouvent sur place afin de dresser un état des lieux du dispositif vanuatuan pour ensuite formuer des recommandations quant à une éventuelle amélioration du système, en matière de sensibilisation des populations et des moyens de les alerter au plus vite en cas de tsunami.
Ce projet entre dans le cadre d'un projet régional, financé par l'agence australienne internationale d'aide au développement (AusAid) et qui est censé concernés tous les États insulaires océaniens membres de la SOPAC (îles Cook, États Fédérés de Micronésie, Fidji, Kiribati, îles Marshall, Nauru, Niue, Palau, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, îles Salomon, Tonga, Tuvalu et Vanuatu).
Tous ces États océaniens dépendent, en matière d'alerte aux tsunamis, du centre d'alerte basé à Pearl Habour (Hawaii), le PTWC (Pacific Tsunami Warning Centre).
Mais une fois ces alertes lancées, les délais de relais à la population sont souvent allongés par des structures locales insuffisantes.

La contribution française

Fin mars 2008, le Fonds français de Coopération Économique, Sociale et Culturelle pour le Pacifique a décidé d'apporter son soutien à un projet visant à accroître les dispositifs de surveillance et d'alerte aux tsunamis, en particulier pour ses trois collectivités insulaires du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis et Futuna).
Ce projet de mise en place de marégraphes devrait notamment consister à renforcer le réseau régional pour des îles particulièrement exposées en cas de tsunami en provenance de la fosse tectonique de Tonga, à savoir Wallis et les îles Loyautés (Nouvelle-Calédonie).
L'an dernier, en Polynésie française, un réseau de sirènes publiques censées alerter la population avait aussi été installé.
L'installation de systèmes de sirènes publiques est soit achevée, soit en cours, en particulier sur les îles Loyauté et en Polynésie française.

Le centre d'alerte aux tsunamis pour le Pacifique teste ses systèmes

Dans le Pacifique, l'Australie et les États-Unis coopèrent depuis l'an dernier en vue d'installer un réseau de tsunamimètres, des bouées équipées de moyens de transmission satellite permettant de noter, quasiment en temps réel, des variations notables de l'élévation du niveau de la mer dues à une vague de type raz-de-marée.
Le mois d'avril étant traditionnellement consacré à la sensibilisation aux tsunamis, le Centre d'alerte aux tsunamis pour le Pacifique (Pacific Tsunami Warning Centre, PTWC, basé à Hawaii) a effectué au début du mois une simulation d'alerte en lançant des messages censés simuler la formation et le déplacement d'un raz-de-marée à travers l'Océan Pacifique.
Dans une série de sept messages essentiellement destinés aux autorités d'urgence de l'État d'Hawaii, le PTWC a simulé la formation d'une vague de fond à la suite d'un séisme sous-marin de magnitude 7.9 sur l'échelle de Richter et ayant pour origine les îles Aléoutiennes (Pacifique Nord-Ouest).
Dans cette série de message, ce centre régional a aussi profité de l'occasion pour faire durer l'exercice afin de rappeler aux destinataires l'étendue des informations censées être diffusées, au fur et à mesure que la situation évolue.
Ces informations comprennent notamment, à des stades avancés de l'alerte, des précisions concernant la vitesse de déplacement et la hauteur estimées de la vague ainsi que les heures estimées de son arrivée sur les côtes des îles se trouvant éventuellement sur sa trajectoire.

Le système "DART" américain

Cet exercice coïncidait aussi avec la mise en place des deux dernières bouées du dispositif "DART" (évaluation et transmission de données à haute profondeur océanique concernant les tsunamis, Deep ocean Assessment and Reporting of Tsunami), auquel participe aussi l'Australie ans la zone Pacifique Sud-Ouest, particulièrement exposée en raison de sa forte sismicité sous-marine et terrestre.
Ce matériel, quelquefois appelé tsunamimètre, est composé de senseurs à haute profondeur, qui mesurent la pression au fond de le mer à partir d'un point fixe, et la comparent à celle mesurée par un autre senseur disposé sur la bouée, obtenant ainsi une indication précise des élévations du niveau de la mer à un endroit précis.
Dans le cadre de cette opération DART, le service de la météorologie nationale du gouvernement australien et le Bureau fédéral américain NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration, office notamment chargé de la météorologie, mais qui a aussi la tutelle du PTWC) ont signé un accord en février 2007.
Le NOAA considère désormais que son dispositif pour le Pacifique est complet.

"Tsunami-ready" ? Les États océaniens encore à la traîne, malgré les sirènes fidjiennes

Dans le reste du Pacifique insulaire, essentiellement constitué d'États indépendants, les efforts en vue de mieux préparer les populations et les gouvernements aux tsunamis restent encore loin des résultats escomptés en matière d'accession au statut de "tsunami-ready" (selon la terminologie américaine).
Début mars, une réunion organisée à Fidji sous l'égide de la SOPAC (commission des sciences de la terre du Pacifique) a une nouvelle fois débouché sur le constat d'une nécessité de mise en place de tels systèmes et d'une meilleure éducation de la population.
Première initiative depuis longtemps dans la région : à Fidji, en février, des essais grandeur nature ont été réalisés dans la capitale Suva sur des sites pilotes, où ont été installées des sirènes publique, d'abord sur le front de mer.
Ces vingt premières sirènes publiques ont la particularité de fonctionner entièrement sur batteries et d pouvoir être activées à partir d'un téléphone mobile.
Outre les tsunamis, elles peuvent aussi servir en cas d'alerte aux inondations, aux cyclones.
Reste à élaborer un programme de sensibilisation et d'information du public sur l'interprétation des sirènes et de la catastrophe à laquelle elles correspondent.
Le 2 avril, aux îles Salomon, les autorités commémoraient le premier anniversaire de la survenue d'un séisme de magnitude 8, suivi d'un tsunami, qui a frappé les îles du Nord de l'archipel le 2 avril 2007, faisant 52 morts et des milliers de sans-abri
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pad


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Dernière Modification par Maguy le 29/4/2008, 16:35; modifié 1 fois en tout
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